Synthèse de la réunion du 19 janvier 2003
2ÈME RÉUNION
jeudi 15 mai 2003
Présents
Lama Puntso
Droupla Meunlam
Henri Cuevas
Christine Bénezit
Guy Baleydier
Bernard Clément-Lama Trinlé
Bernard Frit
Elisabeth Frit
Pascale Gérard
Félicité Le Gall
Patricia Martin
Murièle Pécot Kleiner
Excusés
Sylvie Buyens
Gaël Gérard
Compte-rendu
Lama Meunlam reprécise le projet à court terme avec deux niveaux de participation différente :
Constituer un réseau de thérapeutes
Constituer un groupe qui peut réfléchir se former et travailler avec l’approche bouddhiste.
Lama Puntso nous présente le groupe « Samatha-présence » qui existe à Dhagpo K L :
Tout d’abord le centre a rencontré pendant deux ans des psychothérapeutes, des psychanalystes, des psychiatres, ... dans le but d’une information-formation.
Un événement survenu au centre ( un résident s’ouvre les veines) amène une nouvelle réflexion.Plusieurs réunions permettent la mise au point d’une démarche et d’un protocole d’accueil et de séjour des « Personnes Particulièrement Fragiles » ( PPF ) :
conditions du séjour cadre (durée, argent,règles du lieu,Lama référent,...)
mise en place d’une équipe d’urgence
Formation aux conditions agressives
La gestion de l’information et de la circulation de l’information à Dhagpo (au sujet des PPF ) .
A propos de l’appellation « PPF », il est précisé que ce terme est bien entendu à comprendre dans le respect de l’être humain en souffrance .A partir de ce respect et de cette compréhension l’aspect éventuellement péjoratif de cette appellation disparaît . Par ailleurs, nous pouvons tous être plus ou moins PPF... à certains moments de notre vie, dans certaines circonstances ... Cette conscience peut amener ou ramener à une attitude plus humble et plus humaine et par conséquence faciliter l’échange et le partage .
La notion de « présence fondamentale » : Il est proposé de travailler à partir d’un texte qui expose cette notion de présence fondamentale : Etre présent à l’autre sans être emporté par la vitesse mentale ou la peur et sans fixer ce qui est dit .
Dégager une vision commune à partir d’une façon d’appréhender l’individu semble plus constructif que de partir des théories des uns et des autres.
Apparaît aussi l’intérêt de reprendre des notions fondamentales de l’enseignement bouddhiste (impermanence, interdépendance, etc ) et de les croiser avec notre expérience, notre pratique, notre façon d’aborder la thérapie.
D’après l’expérience vécue à Dhagpo, un travail peut se passer dans de bonnes conditions Entre le monastère et un thérapeute à partir d’un respect mutuel des approches et des différences . Dans un monastère, on prend soin de, on ne soigne pas même si cette dimension de « prendre soin de » peut révéler des aspects thérapeutiques De même l’acte de soigner comporte bien sûr la dimension de « prendre soin de » . Pour autant les deux démarches ne se confondent pas.
Est aborder l’importance d’une attitude faîte :
D’authenticité
D’accueil des représentations et du monde intérieur de la personne qui vient en thérapie
De présence fondamentale
De non jugement, ce qui facilite la parole .
L’étude du Dharma s’adresse au thérapeute et non au patient Elle a pour objectif d’accroître la capacité de bienveillance et de compréhension du soignant .
Notre prochaine rencontre est prévue le dimanche 13 Avril, 14 h 30, même adresse, en présence de Lama Lhundroup . Nous pourrons commencer à échanger à partir du texte proposé par Lama Puntso sur la présence fondamentale .
Pascale Gérard et Murièle Pécot-Kleiner
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